19 avril 2007
Marcher sur la rivière

Cela fait longtemps que je n'ai pas parlé de bouquins sur ce blog, alors je remédie à cet oubli avec un de mes dernières lectures... dernier coup de coeur.
Et comme en ce moment le temps est propice au transat, je vais tenter de vous donner envie de le lire !
Le roman se déroule vraisemblablement en Afrique du Sud. Absalon nous raconte son histoire, c'est un jeune homme handicapé par une jambe paralysée. Sa mère est morte, son père est devenu fou. Au cours de ses déambulations on rencontre Rosanna qui vend ses charmes dans une salle de billard et dont il semble secrétement amoureux ; Georges Msimangu qui a installé son camion sur cales dans le lit de la rivère asséchée et pour qui il travaille ; le pasteur Lébéthé et sa femme qui sent bon ; Emmeth, son ami, toujours prêt à l'accueillir et à se confier à lui. Il y a aussi les collines, les étoiles, le lit de la rivière, la saison des pluies qui arrive et l'océan dont il rêve éveillé.
Le destin d'Absalon c'est marcher, marcher, toujours marcher, gagner un peu d'argent et continuer de marcher malgré cette jambe raide qui le fait souffrir et pourquoi ne pas partir à la ville où peut-être on pourra soigner sa jambe... Pas facile de résumer cette histoire finalement...
A coups de chapitres courts et de phrases simples, l'auteur nous hypnotise en portant un regard bienveillant sur ses personnages.
Un magnifique roman à déguster de toute urgence comme tous les autres romans d'Hubert Mingarelli.
06 décembre 2006
Idées Kdo
Décidément mes posts en ce moment ne sont pas trop orientés tricot... pourtant je tricote.
Je suis à fond dans "je termine un tricot pour mieux en recommencer un autre".
C'est ma liseuse en mohair rouge qui a été élue -quoique les températures actuelles ne m'assurent pas de pouvoir la porter bientôt- me reste 30 rangs de la dernières manche à tricoter puis oh délice la couture !!!!
Bon revenons à l'objet de ce post, vous faire partager 2 coups de coeur qui peuvent vous aider éventuellement pour vos cadeaux de Noël.
Tout d'abord "2 bleu" de David A. Carter chez Gallimard jeunesse.
Voici un magnifique livre animé pour petits et grands (j'ose dire que je me le suis offert ?)
L'auteur nous propose de partir à la recherche du 2 dans des formes en 3D, des machineries délirantes qui font souvent penser à Calder. C'est tout simplement magnifique et pas trés cher (17 euros) vu la complexité de fabrication.
Quelques photos pour vous mettre en appétit.
Et pour les plus grands, je vous conseille "Les miscellanées de Mr. Schott" de Ben Schott chez Allia. Voici un livre parfaitement inutile donc parfaitement indispensable. Il s'agit en fait de l'adaptation française d'un ouvrage britannique qui rassemble dans un joyeux désordre toutes sortes d'informations inutiles... ou peut-être utiles pour briller en société. On y apprend où traverser la Tamise, la liste des travaux d'Hercule, les secteurs de la météo marine (indispensable pour tout auditeur de France Inter peu avant 20 heures), les décimales de Pi,les maris de Liz Taylor et beaucoup d'autres choses.

16 octobre 2006
L'histoire de l'amour
Ce soir un petit compte-rendu d'une lecture d'un roman paru pour cette rentrée littéraire et que j'ai beaucoup aimé. Il s'agit de "L’histoire de l’amour" de Nicole Krauss paru chez Gallimard.
Dans ce roman, l’auteur donne la parole à 3
narrateurs issus de pays et d’époques différents.
3 destins tragi-comiques
qu’apparemment tout sépare mais qui semblent liés par un insaisissable et
mythique manuscrit intitulé l’histoire de l’amour
Le roman s’ouvre sur la voix de
Leo Gursky, un vieil homme qui vit seul dans le désordre de son appartement
new-yorkais. Leo attend sa mort prochaine avec beaucoup de philosophie mais
fait tout pour qu’on ne l’oublie pas et qu’il ne meure pas dans la solitude. Il
fait tout pour être vu, sort pour s’acheter à boire même lorsqu’il n’a pas
soif, va régulièrement dans un magasin de sport pour essayer des tennis mais
n’en achète jamais. Il va même jusqu’à poser nu pour une classe de dessin.
Il veut à tout prix éviter de
finir comme sa voisine du 4ème dont on ne s’est aperçu de la
disparition qu’au bout de 3 jours.
Léo est un juif polonais rescapé
de la Shoah et arrivé aux Etats-Unis après la 2ème guerre mondiale.
Il a réussi à se cacher pendant toute la guerre alors que toute sa famille a
été assassinée. A son arrivée à New York, il est devenu serrurier parce que sa
seule connaissance, un lointain cousin, l’était et est devenu son associé. Il
pratique d’ailleurs encore quelques dépannages improbables. S’il a rejoint les
Etats-Unis c’était avant tout pour retrouver Alma son amour de jeunesse à qui
il a promis de rester fidèle. Alma, elle, est partie s’installer aux Etats-Unis
au début de la guerre. Il tente également de se remettre à
l’écriture, il est déjà l’auteur d’un livre perdu lors de son émigration.
La seconde voix du roman est
celle d’Alma Singer.
Alma a 14 ans et vit avec sa mère
qui est traductrice et son petit frère qui préfère se prendre pour le messie
plutôt que d’avoir des copains de classe. Alma doit son prénom à un livre
« L’histoire de l’amour » offert par son père décédé à sa mère. Alma est une adolescente méthodique et
inventive. Alma tient un journal
qui compile les événements petits et grands qui jalonnent sa vie. Son quotidien
c’est la volonté de rendre sa mère heureuse et lui faire rencontrer quelqu’un
qui pourrait un peu lui faire oublier son père. Elle va quelque peu délaisser
cette mission lorsqu’un inconnu écrit à sa mère en lui offrant 100 000
dollars pour la traduction en anglais d’un roman écrit en espagnol et intitulé
L’histoire de l’amour. A partir de ce moment elle se lance à la recherche
d’Alma Meriminski, l’héroïne de « L’histoire de l’amour », car elle
est persuadée qu’elle n’est pas qu’un personnage de fiction et qu’elle a bien
existé.
Lentement la toile de l’histoire
se tisse et les destinées de ces 3 personnages ne vont cesser de se croiser
avec comme point de rencontre l’histoire de l’amour, sorte d’encyclopédie du
sentiment.
Au fil du roman le manuscrit de
« L’histoire de l’amour » se promène d’un continent à l’autre, d’une
langue à l’autre (le Yiddish, l’Espagnol et enfin l’Anglais). Mais ce roman dans le roman n'est en fait qu'un prétexte pour parler de la perte
et de la reconstruction , que ce soit la perte d'un être cher, d'une amitié, d'un manuscrit.
Un roman dont on ressort emerveillé
05 octobre 2006
Le pourquoi du nom de mon blog
Et non je ne me nomme pas Yukiko, j'ai un prénom beaucoup moins exotique quoique plutôt rare lui aussi.
Alors pourquoi les tricots de Yukiko? Tout simplement à cause d'un certain intérêt pour le Japon et d' une bande dessinée que j'adore.
Il s'agit de "L'épinard de Yukiko" de Frédéric Boilet paru aux éditions Ego comme x
Cette BD nous narre la rencontre lors d'un vernissage d'un auteur de bd français résidant au Japon, avec Yukiko, une jeune japonaise. La jeune femme est amoureuse d'un autre homme mais ce dernier est absent pour quelques jours. Tous deux vont vivre au jour le jour une parenthèse amoureuse, une histoire éphémère mais intense. Tous les personnages, lieux, attitudes aui apparaissent dans cette BD sont croqués d'aprés nature, pour un résultat trés réaliste, tout en finesse, douceur.
Il s'agit là d'une oeuvre originale entre BD franco-belge et manga dont je vous recommande vivement la lecture.










